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"Sin city : j'ai tué pour elle" : esthétisme pour public averti

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Neuf ans après la sortie du premier opus « Sin city », Frank Miller et Robert Rodriguez remettent le couvert pour accoucher d’une suite à cette « ville du pêché ». Esthétisme bluffant, c’est ce qui revient dans toutes les bouches des spectateurs au sortir de « Sin city : j’ai tué pour elle » (« Sin city : a dame to kill for » en version originale).

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Monsieur Vintage est allé s’enfermer pour vous ce soir dans la grande salle obscure N°1 du Pathé de la Place Clichy, dans une chaleur et une ambiance étrangement estivales pour cette mi-septembre. Premier critère : visionner ce nouveau Rodriguez en version originale, second critère : le regarder en 3D, le rendu avec lunettes étant annoncé comme surprenant.

L’écran s’éclaire d’un noir et blanc pur et digne d’un JeanLoup Sieff. Marv chute dans une explosion de verre fracassé, deux histoires parallèles vont se dérouler dans une création visuelle époustouflante, sublimant la violence explosive du film.

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Des membres se détachent de leurs corps d’origine, une femme nue, une piscine, des robes pourpres, vertes et bleues saturées, le rouge à lèvres claquant, une Chevrolet Bel air 1955, 3 Harley-Davidson, une Corvette 1960, une Cadillac El Dorado 1959, Tucker Torpedo 1948 et Ford Mustang 1964 sans oublier une vieille Dodge des années 80.

Des véhicules entièrement digitalisés par la société Prime Focus, qui les fait ressortir de l’écran, encore plus avec des lunettes 3D sur le bout du nez. Une partie mécanique bien représentée, sublimée par la plastique des actrices féminines telles que Jessica Alba, Eva Green, Rosario Dawson ou Jamie Chung, dont le maniement du sabre ferait passer « Black Mamba » pour une débutante.

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Le fond, sans être d’une originalité marquante, est largement rehaussé par une forme incroyable. Un écrin haut de gamme pour un bijou somme toute assez bon marché, mais qui sublime la BD originelle de Frank Miller. Réservé à un public averti par sa violence et ses scènes de sexe, Sin city 2 est un univers sensuel, noir et cauchemardesque pour certains des protagonistes.

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Les amateurs de latex, porte jarretelles, corsets (dont celui de Rosario Dawson : rouge sang), menottes, talons aiguilles, cuir et bas résilles seront servis : Sin City 2 en regorge, jouant encore une fois entre le contraste fort imposé par l’utilisation du noir et blanc opposé aux couleurs saturées.

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Un sénateur véreux, un Uzi qui s’enraye (eh oui, ça arrive …), des têtes qui sautent, de la vengeance servie sur une table de poker, une ambiance vieux polar où les costumes 3 pièces et chapeaux mous sont remplacés par des gueules cassées et des blousons de cuir Bernini, c’est ça aussi, Sin city 2.

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Une suite qui nous a séduit au-delà de nos espérances, nous emportant dans une ambiance de BD, où l’on s’attend souvent à voir un doigt tourner les pages en haut à droite de l’écran qui s’offre face à nous, tellement le style est emprunté à la bande-dessinée.

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Une suite digne du premier Sin city sorti en 2005, qui ravira les fans de la première heure et qui permet de retrouver le surréaliste Mickey Rourke dans le rôle toujours aussi dégommé de Marv, Bruce Willis, mais également de nouvelles têtes avec l’arrivée de Joseph Gordon Levitt, Josh Brolin, Lady Gaga et Jamie Chung.
Sin city : j’ai tué pour elle – durée : 1H42 – en salles le 17 09 2014

 
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