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Et si Renault sortait un vrai modèle néo-rétro ?

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1974 Renault 4 - Vintage

Renault dévoilait au dernier Mondial de l’Automobile une réinterprétation moderne de la légendaire 4L sortie en août 1961, baptisée 4EVER Trophy. Un parallèle fortement imprégné de nostalgie pour une démarche marketing destinée à promouvoir un véhicule, qui n’aura absolument rien de vintage une fois commercialisé. Pourquoi la marque au losange ne prend-elle pas le risque (très limité à en croire l’attrait qu’exercent les anciennes sur les automobilistes, même les plus jeunes), une fois pour toute, de ressortir une de ses gloires passées, telles que la 4L, la R5 ou pourquoi pas l’Estafette dans une configuration de carrosserie proche des modèles d’origine ? Nous posons la question.

1974 Renault 4 - Vintage

Renault 4 de 1974.

Une 4L ? De très loin …

Ceux qui se sont rendus sur le dernier Mondial de l’Automobile de Paris l’ont aperçu ; le show-car 4EVER Trophy. Un véhicule qui préfigure le futur SUV 100% électrique du segment B chez Renault. Présentée comme la nouvelle 4L pour jouer sur la corde nostalgique, fortement vendeuse (à l’instar de Citroën qui pour lancer la nouvelle marque DS a joué la partition du vintage en reprenant le nom de leur plus beau modèle jamais conçu), le 4EVER Trophy n’a, reconnaissons-le, rien à voir avec son aïeul de 1961.

Le 4EVER Trophy affiche 4,16 mètres de long pour 1,95 mètre de large et 1,90 mètre de hauteur, posée sur des pneumatiques de 255/55/19, quand la R4 de base de 1961 mesurait 3,60 mètres sur 1,48 mètre de large et 1,53 mètre de hauteur, avec des pneus de 135 mm de largeur et un poids plume de 570 kg.

Question aux constructeurs Français

Mis à part le chiffre 4 posé à l’arrière de la 4EVER Trophy et un coup de crayon qui rappelle de très loin la 4L, le show-car au losange n’a rien de rétro ou de néo-rétro. C’est la raison pour laquelle nous posons la question suivante au constructeur : pourquoi ne pas sortir un vrai modèle néo-rétro, comme le firent Volkswagen avec la New Beetle en 1998 et Fiat avec la 500 en 2007 (un modèle qui à lui seul a relancé la marque) ? Une question qui peut également être adressée à Peugeot, dont le concept e-Legend présenté au Mondial Auto de 2018 a fait un véritable carton sans jamais passer au stade de la production ou à Citroën, qui à part le museau type “Tube” à l’ancienne ne s’est jamais risqué à l’exercice.

Show-car 4EVER Trophy

La corde nostalgique

Imaginons un instant une 4L, une R5, Une 2cv ou une 504 qui ressortirait en 2022 sous la même appellation, avec le même look, un intérieur minimaliste et à prix abordable ? Mais à l’instar de la Fiat 500 d’aujourd’hui, l’auto pourrait prendre un peu d’embonpoint, céder au dictat marketing des gros pneus mais en conservant la bouille initiale. Le succès ne serait probablement pas loin, même sur des versions suréquipées à des tarifs plus élevés, simplement parce que la voiture nous rappellerait une époque d’insouciance, des souvenirs en famille et une approche de l’automobile simple, quand on demandait à une voiture de nous amener d’un point A à un point B.

L’exemple Alpine

Peur d’une cannibalisation (Dacia), prise de risque trop importante ou vision résolument tournée vers le futur ? Toujours est-il que nos constructeurs Français ne se sont jamais risqués à sortir un vrai modèle néo-rétro, à part Alpine qui a réussit haut la main l’exercice, avec la nouvelle A110. Comme quoi, le néo-rétro, ça marche. Et puis, en même temps, on ne demande pas que le lion, le losange ou les chevrons se mettent à ne penser que vintage, mais un modèle emblématique revu à la sauce ancienne serait, à coup sûr, un sacré événement.

 
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