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BigBug : le nouveau film de Jeunet sur Netflix demain 11/02/2022

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bigbug affiche - Vintage
Le nouveau film du réalisateur Jean-Pierre Jeunet : “BigBug” sortira demain 11 février 2022 sur la plateforme NETFLIX. Un nouveau circuit de diffusion qu’utilisent de plus en plus de réalisateurs, à l’instar des frères Coen avec “La ballade de Buster Scruggs”. Un huis-clos rétro-futuriste à la déco très vintage.
Affiche du film BigBug

Affiche du film BigBug : sur NETFLIX le 11 février 2022

Le nouveau Jean-Pierre Jeunet sera diffusé sur NETFLIX à partir de demain 11 février 2022. Un circuit de diffusion qui a l’avantage, pour les réalisateurs, de sortir un film simultanément dans une centaine de pays (NETFLIX est implanté en streaming sur 190 pays). Attirés par les budgets colossaux de NETFLIX : 17 milliards de $ pour 2021, les producteurs et réalisateurs cèdent au chant des sirènes de la colossale plateforme.

Baptisé BigBug, le nouveau long-métrage de Jean-Pierre Jeunet affiche cette identité visuelle si particulière et à laquelle nous a habitués le cinéaste.

Synopsis

En 2045, l’intelligence artificielle est partout. À tel point que l’humanité compte sur elle pour assouvir ses moindres besoins et ses moindres désirs – même les plus inavouables… Dans un quartier résidentiel tranquille, quatre robots domestiques décident soudain de retenir leurs maîtres en otages dans leur propre maison. Enfermés ensemble, une famille pas tout à fait recomposée, une voisine envahissante et son robot sexuel entreprenant sont donc obligés de se supporter dans une ambiance de plus en plus hystérique ! Car, à l’extérieur, les Yonyx, dernière génération d’androïdes, tentent de prendre le pouvoir. Tandis que la menace se rapproche, les humains se trompent, se jalousent, et se déchirent sous les yeux ahuris de leurs robots d’intérieur. Et si, au fond, c’étaient les robots qui avaient une âme… ou pas !

Film BigBug

Architecture rétro-futuriste

Les décors

Bienvenue dans la maison où se concentre l’intrigue de BIGBUG, œuvre inclassable et déjantée de Jean-Pierre Jeunet, à mi-chemin entre le huis clos rétro-futuriste et la farce dystopique !

Grâce à la visite virtuelle à 360°, on peut explorer les différents espaces de ce décor construit aux studios de Bry-sur-Marne en un peu moins de quatre mois. Inspirée aussi bien par le mobilier américain des années 50-60 que par l’univers de Jacques Tati et de James Turell, la chef-décoratrice Aline Bonetto, fidèle complice du cinéaste et lauréate de deux César et d’une nomination aux Oscars, a imaginé une architecture tout en courbes qui offre une belle fluidité à l’ensemble. Dès qu’on entre dans le salon, cet espace circulaire dégage un climat de douce chaleur tout en suscitant un sentiment d’enfermement : on ne peut, pour ainsi dire, pas s’en échapper !

La cuisine, rétro et fonctionnelle, est parfaitement intégrée à la pièce principale : sa proximité avec les cuisines américaines des années 50, dont les publicités vantaient les nombreux ustensiles modernes, est parfaitement assumée. C’est le domaine de Monique, l’androïde domestique, envisagée par la chef-costumière Madeline Fontaine, collaboratrice de Jeunet depuis Le fabuleux destin d’Amélie Poulain, comme étant « livrée avec le frigidaire » et habillée dans des tenues sixties futuristes, influencées par Paco Rabanne et Pierre Cardin. Au fond, Monique, comme la machine à œufs, n’est ni plus ni moins qu’un robot ménager, quoiqu’un rien plus sophistiquée !

Enfin, le coin-bibliothèque, qui lui aussi épouse la courbure des murs, abrite 3000 ouvrages, dont certains ont dû être évidés pour les alléger et dissimuler des batteries pour alimenter les luminaires. L’étage, tout aussi ludique, poursuit la vision fantasque et colorée de ce futur proche signée Jean-Pierre Jeunet.

La chambre d’Alice, la maîtresse de maison, a été conçue dans des teintes de mauve et de lilas, à l’image du personnage, naïf et romantique. À l’inverse, la chambre de Nina, fille adolescente d’Alice, exprime le caractère un rien rebelle de son occupante : les deux syllabes de son prénom deviennent des éléments de décor qui traduisent son esprit frondeur et sa détermination. Fidèle à l’esprit rétro-futuriste du film, l’espace abrite des objets d’hier, vieux ordinateurs et objets anciens réunis, qui rattachent Nina à son passé.

GALERIE PHOTOS – crédit photo : Bruno Calvo©/Netflix

Deux robots, « personnages » à part entière, assurent la visite des lieux. Il y a d’abord Monique, déjà évoquée, humanoïde qui aimerait tant ressembler à sa maîtresse. Pour créer un léger décalage avec un être humain, Madeline Fontaine a recouvert le corps de l’actrice Claude Perron d’un collant bleuté à l’aspect plastique. De son côté, la chef-maquilleuse Nathalie Tissier, qui travaille avec le réalisateur depuis La Cité des enfants perdus, l’a affublée d’une perruque au carré et d’une couleur dominante vert amande qui rappellent le style vintage de la cuisine !

GALERIE PHOTOS – crédit photo : Bruno Calvo©/Netflix

Radicalement différent, Einstein, conçu par le génial Pascal Molina – déjà à l’affiche de La Cité des enfants perdus –, est un assemblage artisanal de pièces mécaniques qui a mobilisé 1500 heures de travail et plus de 80 moteurs pour l’animer. Mélange de bois et de métal – de matières chaudes et froides –, Einstein, à qui André Dussollier prête sa voix, incarne à merveille le trait d’union entre une certaine nostalgie pour le passé et la vision d’un futur terrifiant dont il vaut mieux rire !

BigBug – sortie sur la plateforme NETFLIX le vendredi 11 février 2022 – réalisateur : Jean-Pierre Jeunet – casting : Elsa Zylberstein, Stéphane De Groodt, Youssef Hajdi et Claire Chust – durée du film : 111 mn – genre : comédie fantastique.

Crédit photo : Bruno Calvo©/Netflix
 
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